»Prise en compte du concept par la sociologie françaisepour n’en citer que quelques-uns et montrer l’étendue des sujets abordés Ces masculinités réalisent tous les avantages du patriarcat, sans jamais devoir gérer toutes les tensions et les risques qu'incombe une position hégémonique.
La traduction de cet article a été possible grâce à un financement de lInstitut Émilie du Chatelet. Il fait de cette manière référence, entre autres, à des hommes handicapés, des hommes dans des situations précaires ou encore des hommes racisés.Le terme « marginalisation » fait référence aux relations qui renforcent les masculinités dans les classes dominantes et subordonnées ou les groupes ethniques.
4, 217-231. Cette domination doit être donc continuellement réopérée, à défaut de quoi, ils risqueraient de perdre en crédibilité et ne plus incarner cette masculinité hégémonique.
Les aspects socialement destructeurs de cette virilité dominatrice, « tels que la misogynie, l'homophobie, la cupidité et la domination violente », ont forgé le concept de « Ce concept représente une sorte d’idéal, atteignable seulement par une minorité de la populationMatthew C. Gutmann, professeur d’anthropologie, s’est attardé sur ce concept lors de ses études de terrain sur la masculinité dans les sociétés mexicaines. Connell.Il est présent dans son œuvre Masculinités.Enjeux sociaux de l'hégémonie, où l’auteure s’intéresse davantage à l’expression de la masculinité plutôt qu’au « rôle masculin » [1]. 2014. La masculinité hégémonique, étant lié au patriarcat et “l’institutionnalisation de la domination des hommes sur les femmes”En conséquent, la féminité sera représentée par des caractérisée (en lien avec la masculinité Hégémonique) comme étant faible, émotive, douilletteLe concept de Masculinité hégémonique, bien qu’élaboré dans les années 1990 par Cet intérêt soudain se révèle également dans la traduction récente de certaines discussions du concept. Joseph Pleck, docteur et professeur de développement humain et des études de Cette intériorisation dépendra de l’individu, de la manière dont il a été socialisé et de son environnement. Elle prend a titre d'exemple des représentations culturelles tel que des personnages de fictions, ou des acteurs.La masculinité hégémonique fait référence à des caractéristiques de « dominants », un archétype de la masculinité patriarcale. La masculinité hégémonique, aussi appelée masculinité dominante, est un concept propre à la sociologie du genre et théorisé en 1995 par la sociologue australienne R.W. NORMA: International Journal for Masculinity Studies, vol. Les masculinités construites de manière à réaliser le dividende patriarcal, sans les tensions ou les risques d'être les troupes de première ligne du patriarcat, en sont complices en ce sens.Les hommes faisant preuve d’une masculinité complice peuvent être exemplifié par le modèle de l'homme marié, père, dont la relation avec sa femme est plus médiée par des compromis que par l’autorité pure. En effet, elle affirme la dimension politique des études sur la masculinité : « L’idée féministe fondamentale selon laquelle l’ensemble des relations entre hommes et femmes implique la domination ou l’oppression constitue la pierre angulaire de notre approche »Le concept de « masculinité hégémonique » s’inscrit donc dans cette seconde tendance des La masculinité hégémonique produit des rapports de dominations internes et externes. Cest dans Masculinities3, son ouvrage le plus connu, que Connell formalise en profondeur son concept-clé de masculinité hégémonique4, qui désigne « la configuration des pratiques de genre visant à assurer la perpétuation d…
BHABHA Homi K., « The Third Space », in RUTHERFORD Jonathan, (dir.
Doctorante en sociologie au Centre Max Weber, équipe « Dispositions, Cultures, Pouvoirs, Socialisations », CNRS-UMR 528311/06/2014© Lectures - Toute reproduction interdite sans autorisation explicite de la rédaction / Any replication is submitted to the authorization of the editorsRevue électronique publiant des comptes rendus de publications récentes (ouvrages, numéros de revues) en sciences socialesRobert W. Connell, Tim Carrigan et John Lee, « Toward a new sociology of masculinity », On y trouve la traduction de l’article de R. Connell et S. Kippax, « Sexuality in the AIDS crisis : Robert W. Connell, Tim Carrigan et John Lee, « Toward a new sociology of masculinity », Gender and power: society, the person, and sexual politicsRobert W. Connell et James W. Messerschmidt, « Hegemonic Masculinity: Rethinking the Concept », On y trouve la traduction de l’article de R. Connell et S. Kippax, « Sexuality in the AIDS crisis : patterns of sexual practice and pleasure in a sample of Australian gay and bisexual men » (1990) ; celle de l’article de R. Connell, T. Schofield, L. Walker, J.
Le fait que cette représentation de la masculinité soit dominante n’entrave pas l’existence d’autres masculinités. On peut également parler en termes de coûts objectifs pour les individus se conformant à la masculinité hégémonique. Il établit ainsi une typologie de 5 masculinités, allant du Macho, représentant la masculinité hégémonique, à l’homme soumis à sa femmeOn retrouve également ce concept chez des auteurs tels que Stephen Whitehead et Louise Archer, qui analysent ce concept avec une dimension plus identitaire et individuelle, que structuraleLa masculinité hégémonique, n’étant atteignable dans les faits que par une minorité d'hommes, donne tout son sens au concept de masculinité complice. En effet, les personnes se situant dans la masculinité subordonnée et marginale, sont soumis et victimes des normes de la masculinité, et en subissent donc les représailles tels que des insultes, des moqueries, des violences, etc. 9 no.
Les rapports de dominations internes se trouvent au sein même de la masculinité, ou des masculinités, tandis que les rapports de dominations externes se produisent en rapport avec la La masculinité est un phénomène relationnel et évolutif, ce qui implique qu’il est donc historiquement et culturellement situé et qu’il n’existe pas une seule forme de masculinité.
1Le champ détude des masculinités, qui existe depuis près de trente ans dans les pays anglo-saxons, connait un intérêt nouveau en France ces dernières années.
D’une part, elle comporte des coûts pour les individus se conformant à ce modèle de masculinité dominante.
Elle définit la notion de masculinité hégémonique. En effet, les normes de cette forme de masculinité sont celles de la prise de risque, de la témérité, de la force, de la virilité, etc.