Entre les grands singes, les cétacés et les éléphants, il n'y a pas de preuves évidentes qu'une espèce soit plus intelligente que l'autre mais on sait toutefois qu'ils sont plus intelligents que les singes, les simiens et que le reste des mammifères. A cette époque où la création d’automates, les ancêtres des robots, faisait beaucoup réfléchir à la différence entre la nature animale et la nature humaine, R. Descartes écrivit en effet : « Je sais bien que les bêtes font beaucoup de choses mieux que nous, mais je ne m’en étonne pas ; car cela même sert à prouver qu’elles agissent naturellement et par ressorts, ainsi qu’une horloge, laquelle montre bien mieux l’heure qu’il est, que notre jugement ne nous l’enseigne.
Dans le cas du poulpe, l’information visuelle transite à partir des lobes optiques, est traitée par le cerveau, puis une réaction est générée vers des organes neuromusculaires logés dans la peau et que l’on a nommés chromatophores. Voilà qui à mon avis infléchit notre ancienne vision de l’intelligence : elle se manifeste de manière multiple dans le monde animal et n’est pas le seul apanage de l’humain. Mais rien n’interdit de penser que certains animaux auraient des facilités relatives d’accès à ces langages symboliques.On ne saurait en outre limiter l’intelligence animale à ses capacités imitatives de l’intelligence humaine. Le poulpe mimétique est le roi de la création d’images leurres à l’aide de son corps.
Pour découvrir tous les animaux qui se reconnaissent dans un miroir, c'est par ici : Selon Donald M. Broom, professeur de bien-être animal de l'université de Cambridge, les cochons sont des animaux hautement sensibles, habiles et intelligents. Ces études ont été réalisées en changeant la couleur de certaines sauterelles en appliquant sur leur corps de la peinture inoffensive et en les mettant dans un environnement de couleur différente de la leur, les sauterelles ont immédiatement cherché la terre qui avait une couleur semblable à la leur afin de passer inaperçue des prédateurs. Cette forme de fonctionnement psychique qui s’est développée de manière spécifique chez l’homme a amené à qualifier son dernier et principal embranchement d’homo « sapiens », homme sachant (Carl von Linné, vers1760), voir même d’homo « sapiens sapiens », homme sachant qu’il sait (William King vers 1865) ! Le sang qui en coule est estimé de Dieu avant même qu’il ne touche le sol. Or nous trouvons par notre philosophie, Madame B. et moi, que toutes les choses qui étant deux, ont la vertu de se faire trois, sont d’une noblesse bien élevée au-dessus de la machine. Pourquoi la plupart des animaux ont-ils un nombre de membres pair ? Nous pouvons en déduire que le symbolique affecté, qui a joué et joue encore un rôle si important durant le développement de l’humanité, s’est clairement étayé sur l’imaginaire et sur le visuel pour émerger. Trends in ecology & evolution, 25(1), 28-34.Roth, G., & Dicke, U.
La dimension visuelle est prévalente chez ces animaux privés de langage. A chaque fois 50 mots et 50 non mots ont été présentés de manière aléatoire.
Ce sont des animaux possédant de Les dauphins créent d'étroites relations avec les membre de son banc, mais ce lien est particulièrement marqué entre les mères et les enfants, qui ne se sépareront pas avant que le petit souffle sa troisième bougies. 4- Le plus petit serpent : le Tetracheilostoma carlae.
Dehaene, en collaboration avec Laurent Cohen, professeur de neurologie à l’hôpital de la Salpêtrière à Paris, a fait en 2007 l’hypothèse que les réseaux neuronaux qui décodent les mots avaient une autre fonction avant que l’écriture n’apparaisse. Effectivement, même si bien des animaux ont des modes de communication multiples, passant éventuellement par l’expression sonore, seul l’homme a acquis un si haut niveau d’expression orale qu’il permet de distinguer cette forme de celles des animaux par le terme Cependant, à la lumière des apports récents du numérique, on ne peut plus vraiment dire que seul l’homme a le logos : le logos désaffecté, on l’a de mieux en mieux isolé dans ses formes logiques élémentaires et on l’a aussi transmis aux machines numérisées, grâce à la possibilité de faire passer dans le réel les symboles élémentaires de la présence et de l’absence (+, -) ou (0, 1) et de mémoriser un nombre toujours grandissant, qui dépasse notre entendement, de ces symboles élémentaires ordonnés. L’intelligence humaine a effectivement produit des trucs épatants tels que la religion, la science, l’art, que l’on n’a retrouvés nulle part ailleurs que chez ce bipède prétentieux.René Descartes (1596-1650), philosophe, physicien et mathématicien, comparait l’animal à une machine tant il n’avait que des réponses automatiques, tant il n’avait pas cette capacité d’intelligence.
Un poulpe regarde vraiment, plonge dans le regard de son vis-à-vis, observe avec attention ses congénères et agit en fonction de ces informations visuelles mémorisées. Mais quand on fait accéder des babouins à des exercices incluant des symboles inventés par des humains, chiffres ou lettres ou autres, on ne peut se passer d’y mettre une part d’affect (la récompense), de détourner l’instinct en pulsion, pour que l’animal se plie à l’exercice.