En 1952, un homme s’est présenté chez mon grand-père pour lui donner une information sur la mort de son père.
Et donc, que s’est-il passé ? » Il se pose, toutefois, une question primordiale : « Est-ce que toutes les accusations qui sont lancées sont faites avec le sérieux et la rigueur employés par Zola dans son combat en faveur d’Alfred Dreyfus ?
Plusieurs personnes mourront.
Cette confession tardive peut sembler bizarre. Roubaud est au courant mais s'en fiche. Généalogie.
« Je l’ai appris à 8 ans chez mon grand-père, le docteur Jacques Émile-Zola, fils d’Émile Zola, qui m’a élevée. Parallèlement à l’affaire elle-même, M. Pagès met l’accent sur le fait que le journalisme d’investigation, tel qu’illustré par le J’accuse de Zola, est devenu un modèle dominant dans les médias des sociétés démocratiques occidentales, et de ce point de vue, les successeurs de Zola se comptent par dizaines. Il est souvent évoqué quand il est question de l’engagement des écrivains, de la liberté de la presse ou de la nécessité de la lutte contre l’antisémitisme ». Il avait été payé pour exécuter ce méfait. « Mon livre décrit les aspects judiciaires de l’affaire Dreyfus, les circonstances qui ont accompagné l’écriture du J’accuse d’Émile Zola, le rôle des expertises, le poids de l’antisémitisme dans l’idéologie de cette époque », signale encore M. Pagès. Zola dérange !
» Cependant, un quart de siècle plus tard, de nouvelles données ont vu le jour.
Un jour, Flore, qui avait voulu aimer Jacques, se vengea de l'amour des deux amants en faisant dérailler le train que conduisait Jacques et dans lequel se trouvait Séverine.
On peut penser qu’elle n’a pas été faite par un esprit dérangé ou par un mythomane », poursuit M. Pagès. Mais ils n'y parviennent pas.
Les personnages de La Bête humaine. Jacques …
Alain Pagès dirige également, depuis 1988, Les Cahiers naturalistes, une revue littéraire annuelle publiée par la Société littéraire des Amis d’Émile Zola, ainsi que « l’équipe (de recherche) Zola », rattachée à Paris 3 et à l’Institut des textes et manuscrits modernes du CNRS. Elle a non seulement lu tous ses ouvrages sans exception, même Le Rêve et Le Docteur Pascale, ses tout premiers livres, mais a reçu des mains de son grand-père mourant dans un hôpital les lettres de Zola à Jeanne (maîtresse de Zola), sa mère, et celles à Alexandrine (épouse de Zola).
Un mystère qui entoure aussi l’auteur lui-même, et notamment sa mort dont Alain Pagès, professeur émérite à l’Université de la Sorbonne nouvelle – Paris 3, et deux descendantes de Zola estiment qu’il s’agissait, en fait, d’un assassinat…Un point sur lequel revient Alain Pagès dans son dernier ouvrage intitulé L’Affaire Dreyfus, qui vient d’être publié aux éditions Perrin, dans la collection Vérités et légendes. Peu d’œuvres, autant que celles d’Émile Zola, ont conservé intacts au fil des années leur puissance évocatoire, leur dimension épique et visionnaire, leur pouvoir de fascination ainsi que leur mystère. » À propos de celui qui a, un jour, déclaré avec courage devant le jury de la Cour d’assises qui l’a condamné en février 1898 : « Un jour, la France me remerciera d’avoir aidé à sauver son honneur », Alain Pagès conclut que « la France a mis du temps à témoigner à Zola sa reconnaissance, mais elle l’a fait, indéniablement, quand la dépouille de l’écrivain a été inhumée au Panthéon en juin 1908, malgré l’hostilité de la droite nationaliste.
« Ce livre réfléchit précisément à l’opposition entre “vérité” et “légende” qui caractérise l’affaire Dreyfus, c’est à-dire à cette recherche de la vérité, accompagnée d’une lutte permanente contre les légendes (les “fake news” de l’époque), qui a marqué le combat que les dreyfusards ont mené pour faire reconnaître l’innocence d’Alfred Dreyfus », explique l’auteur d’un grand nombre d’ouvrages portant sur l’histoire du mouvement naturaliste et l’engagement de Zola dans l’affaire Dreyfus.
Et donc, que s’est-il passé ? » Il se pose, toutefois, une question primordiale : « Est-ce que toutes les accusations qui sont lancées sont faites avec le sérieux et la rigueur employés par Zola dans son combat en faveur d’Alfred Dreyfus ?
Plusieurs personnes mourront.
Cette confession tardive peut sembler bizarre. Roubaud est au courant mais s'en fiche. Généalogie.
« Je l’ai appris à 8 ans chez mon grand-père, le docteur Jacques Émile-Zola, fils d’Émile Zola, qui m’a élevée. Parallèlement à l’affaire elle-même, M. Pagès met l’accent sur le fait que le journalisme d’investigation, tel qu’illustré par le J’accuse de Zola, est devenu un modèle dominant dans les médias des sociétés démocratiques occidentales, et de ce point de vue, les successeurs de Zola se comptent par dizaines. Il est souvent évoqué quand il est question de l’engagement des écrivains, de la liberté de la presse ou de la nécessité de la lutte contre l’antisémitisme ». Il avait été payé pour exécuter ce méfait. « Mon livre décrit les aspects judiciaires de l’affaire Dreyfus, les circonstances qui ont accompagné l’écriture du J’accuse d’Émile Zola, le rôle des expertises, le poids de l’antisémitisme dans l’idéologie de cette époque », signale encore M. Pagès. Zola dérange !
» Cependant, un quart de siècle plus tard, de nouvelles données ont vu le jour.
Un jour, Flore, qui avait voulu aimer Jacques, se vengea de l'amour des deux amants en faisant dérailler le train que conduisait Jacques et dans lequel se trouvait Séverine.
On peut penser qu’elle n’a pas été faite par un esprit dérangé ou par un mythomane », poursuit M. Pagès. Mais ils n'y parviennent pas.
Les personnages de La Bête humaine. Jacques …
Alain Pagès dirige également, depuis 1988, Les Cahiers naturalistes, une revue littéraire annuelle publiée par la Société littéraire des Amis d’Émile Zola, ainsi que « l’équipe (de recherche) Zola », rattachée à Paris 3 et à l’Institut des textes et manuscrits modernes du CNRS. Elle a non seulement lu tous ses ouvrages sans exception, même Le Rêve et Le Docteur Pascale, ses tout premiers livres, mais a reçu des mains de son grand-père mourant dans un hôpital les lettres de Zola à Jeanne (maîtresse de Zola), sa mère, et celles à Alexandrine (épouse de Zola).
Un mystère qui entoure aussi l’auteur lui-même, et notamment sa mort dont Alain Pagès, professeur émérite à l’Université de la Sorbonne nouvelle – Paris 3, et deux descendantes de Zola estiment qu’il s’agissait, en fait, d’un assassinat…Un point sur lequel revient Alain Pagès dans son dernier ouvrage intitulé L’Affaire Dreyfus, qui vient d’être publié aux éditions Perrin, dans la collection Vérités et légendes. Peu d’œuvres, autant que celles d’Émile Zola, ont conservé intacts au fil des années leur puissance évocatoire, leur dimension épique et visionnaire, leur pouvoir de fascination ainsi que leur mystère. » À propos de celui qui a, un jour, déclaré avec courage devant le jury de la Cour d’assises qui l’a condamné en février 1898 : « Un jour, la France me remerciera d’avoir aidé à sauver son honneur », Alain Pagès conclut que « la France a mis du temps à témoigner à Zola sa reconnaissance, mais elle l’a fait, indéniablement, quand la dépouille de l’écrivain a été inhumée au Panthéon en juin 1908, malgré l’hostilité de la droite nationaliste.
« Ce livre réfléchit précisément à l’opposition entre “vérité” et “légende” qui caractérise l’affaire Dreyfus, c’est à-dire à cette recherche de la vérité, accompagnée d’une lutte permanente contre les légendes (les “fake news” de l’époque), qui a marqué le combat que les dreyfusards ont mené pour faire reconnaître l’innocence d’Alfred Dreyfus », explique l’auteur d’un grand nombre d’ouvrages portant sur l’histoire du mouvement naturaliste et l’engagement de Zola dans l’affaire Dreyfus.