L’expérimentation animal est couramment pratiquée et encadrée juridiquement de façon précise. Puis ils les tuent après leur avoir fait subir tous ces traitements. Les animaux qu'ils utilisent en laboratoire, les chercheurs les gardent dans de petites cages et les empêchent de s'adonner à leurs comportements naturels ou de développer des relations affectives avec leurs semblables. L'expérimentation en art est indispensable, et je ne regrette pas d'être passé par cette phase, mais dans mon cas, c'était une illusion, une nouvelle erreur de parcours. Ils développent des liens affectifs ou sociaux.
Ne sont-ils pas, en effet, les premiers à soutenir que, s'il faut expérimenter sur les animaux, c'est précisément parce qu'ils nous ressemblent tellement qu'on peut tirer, à partir d'expériences menées sur eux, des conclusions utiles pour nous?C'est là le paradoxe fondamental de l'expérimentation animale: les animaux non humains seraient suffisamment semblables à nous (d'un point de vue neurologique, comportemental, mental ou émotionnel) pour qu'il soit utile d'expérimenter sur eux, mais ils seraient suffisamment différents de nous pour qu'il soit moralement acceptable de leur causer des torts inimaginables, que nous n'accepterions heureusement plus jamais d'infliger à des membres de l'espèce humaine.
Le poison est introduit par l’artère pendant que la veine principale est ouverte, ce qui empêche la diffusion du curare dans le tronc de l’animal En effet, il faut admettre que chez un animal, les phénomènes vitaux ne varient que suivant des conditions de milieu intérieur précises et déterminées.C’est la grande idée directrice de son œuvre ; il la formalise dans les années 1855. Ce n'est certainement pas de gaité de cœur que les expérimentateurs infligent de la souffrance aux animaux. Des comités d’éthiques liés aux établissements expérimentant sur animaux se sont alors formés. Ces textes se trouvent dans son Introduction à l’étude de la médecine expérimentale.Source de la numérisation : Google Books / WikisourceLa leçon de Claude Bernard. Ils les rendent malades, aussi. Mais une seconde question s'impose alors immédiatement: si la poursuite du bien commun ne peut nous autoriser à instrumentaliser des êtres humains, pourquoi y parviendrait-elle lorsque les individus concernés sont des animaux sensibles d'autres espèces? Après tout, c'est surtout elle qui nous l'a appris. La vision du monde animal sur laquelle repose cette pratique est parfaitement dépassée et la communauté scientifique devrait être la première à reconnaître. Nous avons toutes et tous des préférences pour certains individus, sans pour autant en conclure qu'il est légitime, pour leur venir en aide, de bafouer les intérêts fondamentaux d'autres personnes. Je n'ai pas l'expertise qu'il faudrait pour estimer l'efficacité scientifique de l'expérimentation animale. On a dit en effet, que les expériences pratiquées sur le chien ou sur la grenouille ne pouvaient dans l’application, être concluantes que pour le chien ou la grenouille, mais jamais pour l’homme, parce que l’homme aurait une nature physiologique et pathologique qui lui est propre.Aujourd’hui encore, beaucoup de personnes choisissent le chien, non seulement parce qu’il est plus facile de se procurer cet animal mais aussi parce qu’elles pensent que les expériences que l’on pratique sur lui, peuvent s’appliquer plus convenablement à l’homme que celles qui se pratiqueraient sur la grenouille.En haut, la tête d’un lapin dont les oreilles sont soudées dans leur partie distale. S'ils le font néanmoins, c'est pour soulager la douleur d'êtres humains, les guérir de certaines maladies ou même sauver leur vie. Le seul moyen d’éviter l’erreur, consiste à pratiquer sur un animal semblable une opération identique, mais sans faire la section ou l’ablation de l’organe.S’adressant directement à la cause expérimentale, on supprime la cause admise pour savoir si l’effet persiste.La mesure des phénomènes est un point fondamental, puisque c’est par la détermination quantitative d’un effet relativement à une cause donnée, que la loi des phénomènes peut être établie.La première condition pour employer la statistique, c’est que les faits auxquels on l’applique soient exactement observés, afin de pouvoir être ramenés à des unités comparables entre elles […] Je ne comprends pas pourquoi on appelle loi les résultats que l’on peut tirer de la statistique.S’il n’existait pas d’animaux, la nature de l’homme serait encore plus incompréhensible.Introduction à l’étude de la médecine Expérimentale (1865), réédition Champs Flammarion.Principes de médecine expérimentale, réédition P.U.F. Devons-nous considérer les rats et les chiens comme nos égaux?
Ne sont-ils pas, en effet, les premiers à soutenir que, s'il faut expérimenter sur les animaux, c'est précisément parce qu'ils nous ressemblent tellement qu'on peut tirer, à partir d'expériences menées sur eux, des conclusions utiles pour nous?C'est là le paradoxe fondamental de l'expérimentation animale: les animaux non humains seraient suffisamment semblables à nous (d'un point de vue neurologique, comportemental, mental ou émotionnel) pour qu'il soit utile d'expérimenter sur eux, mais ils seraient suffisamment différents de nous pour qu'il soit moralement acceptable de leur causer des torts inimaginables, que nous n'accepterions heureusement plus jamais d'infliger à des membres de l'espèce humaine.
Le poison est introduit par l’artère pendant que la veine principale est ouverte, ce qui empêche la diffusion du curare dans le tronc de l’animal En effet, il faut admettre que chez un animal, les phénomènes vitaux ne varient que suivant des conditions de milieu intérieur précises et déterminées.C’est la grande idée directrice de son œuvre ; il la formalise dans les années 1855. Ce n'est certainement pas de gaité de cœur que les expérimentateurs infligent de la souffrance aux animaux. Des comités d’éthiques liés aux établissements expérimentant sur animaux se sont alors formés. Ces textes se trouvent dans son Introduction à l’étude de la médecine expérimentale.Source de la numérisation : Google Books / WikisourceLa leçon de Claude Bernard. Ils les rendent malades, aussi. Mais une seconde question s'impose alors immédiatement: si la poursuite du bien commun ne peut nous autoriser à instrumentaliser des êtres humains, pourquoi y parviendrait-elle lorsque les individus concernés sont des animaux sensibles d'autres espèces? Après tout, c'est surtout elle qui nous l'a appris. La vision du monde animal sur laquelle repose cette pratique est parfaitement dépassée et la communauté scientifique devrait être la première à reconnaître. Nous avons toutes et tous des préférences pour certains individus, sans pour autant en conclure qu'il est légitime, pour leur venir en aide, de bafouer les intérêts fondamentaux d'autres personnes. Je n'ai pas l'expertise qu'il faudrait pour estimer l'efficacité scientifique de l'expérimentation animale. On a dit en effet, que les expériences pratiquées sur le chien ou sur la grenouille ne pouvaient dans l’application, être concluantes que pour le chien ou la grenouille, mais jamais pour l’homme, parce que l’homme aurait une nature physiologique et pathologique qui lui est propre.Aujourd’hui encore, beaucoup de personnes choisissent le chien, non seulement parce qu’il est plus facile de se procurer cet animal mais aussi parce qu’elles pensent que les expériences que l’on pratique sur lui, peuvent s’appliquer plus convenablement à l’homme que celles qui se pratiqueraient sur la grenouille.En haut, la tête d’un lapin dont les oreilles sont soudées dans leur partie distale. S'ils le font néanmoins, c'est pour soulager la douleur d'êtres humains, les guérir de certaines maladies ou même sauver leur vie. Le seul moyen d’éviter l’erreur, consiste à pratiquer sur un animal semblable une opération identique, mais sans faire la section ou l’ablation de l’organe.S’adressant directement à la cause expérimentale, on supprime la cause admise pour savoir si l’effet persiste.La mesure des phénomènes est un point fondamental, puisque c’est par la détermination quantitative d’un effet relativement à une cause donnée, que la loi des phénomènes peut être établie.La première condition pour employer la statistique, c’est que les faits auxquels on l’applique soient exactement observés, afin de pouvoir être ramenés à des unités comparables entre elles […] Je ne comprends pas pourquoi on appelle loi les résultats que l’on peut tirer de la statistique.S’il n’existait pas d’animaux, la nature de l’homme serait encore plus incompréhensible.Introduction à l’étude de la médecine Expérimentale (1865), réédition Champs Flammarion.Principes de médecine expérimentale, réédition P.U.F. Devons-nous considérer les rats et les chiens comme nos égaux?