Bravo aussi à Cyrille d'avoir accepté de se mettre à nu en laissant Rodolphe Marconi filmer chaque instant sans maquiller la réalité de sa vie.
Publiée le 2 mars 2020
Lire ses 2 020 critiques Donnie Yen, Scott Adkins, Danny Kwok-Kwan Chan
Plus la France s’urbanise, plus le cinéma français s’intéresse à ses agriculteurs.
Il explique même à une femme rencontrée sur le marché où il va vendre son beurre que, souvent, il se réveille en pleine nuit, dès 3 heures, pour ne plus se rendormir ! De
Un film miroir qui traite un sujet qui nous concerne tous et pour la plupart indirectement sans que le réalisateur ne pose d'avis politiques .
La caméra de Rodolphe Marconi (qui avait signé il y a plus de dix ans un documentaire sur Karl Lagerfeld animé par la même bienveillance) n’esthétise pas la campagne bourbonnaise. On n’a jamais vu autant de films ou de documentaires sur le monde paysan que ces dernières années. Mais ses rencontres, il les fait surtout virtuellement, quand, à minuit, dans son lit, il consulte sur son smartphone une application dédiée à la drague entre gays.
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Dès les premières images on vit avec Cyrille et on souffre avec lui et pourtant il ne se plaint pas car il ne semble pas souffrir. L’an dernier, beaucoup de ceux qui étaient allés voir Au nom de la terre d’Edouard Bergeon en avaient été remués aux entrailles. Sans doute parce la problématique est vulgarisée depuis quelques temps et que, tout un chacun n’a en général pas à remonter bien loin pour trouver des agriculteurs dans ses racines familiales avec la mémoire collective des difficultés économiques qui vont avec. Suivre son activité
Suivre son activité J’espère qu’il pourra rebondir et commencer, enfin, à être heureux. Aujourd’hui, c’est un documentaire qui nous interpelle à nouveau sur ce même sujet. Le documentariste l’avait rencontré l’été précédent sur une plage de Charente. Suivre son activité
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On suit Cyrille pendant l’hiver et le printemps 2019. De Cyrille vit une vraie galère et se bat pour survivre, Rodolphe Marconi a su capter ces moments avec pudeur et tendresse. « Certains jours, affirme-t-il, je ne parle qu’à mes vaches et à mon chien. De
Bravo pour tous ces efforts, j’espère que sa nouvelle vie lui apportera le bonheur qu'il mérite. S’il pleure, ce sont des larmes de fatigue plus que de chagrin. Votre avis sur Cyrille, agriculteur, 30 ans, 20 vaches, du lait, du beurre, des dettes ?
Simple.
Pour s’en sortir, il lui faudrait posséder davantage de vaches. Fort heureusement, il y a aussi deux conseillers qui, connaissant ses difficultés financières, l’accompagnent dans ses démarches.