Et sans un recul net de la consommation de viande, ... Produire de la viande est aussi synonyme de consommation d’eau : pour produire 500 g de bœuf, il faut près de 7.000 litres d’eau. Sa principale composante, la transpiration des plantes, se fait au niveau des stomates qui lors de leur ouverture permettent l’entrée de gaz carbonique et la sortie de vapeur d’eau ; celle-ci provient essentiellement de la captation de l’eau du sol d’origine pluviale par les racines. Consommation de viande rouge et risque de cancer. Les résultats sont hétérogènes, mais il y a peu de différences pour une même viande entre les résultats obtenus par empreinte eau WFN (en moyenne 550 L/kg de viande, estimation pour différents pays et différents systèmes de production) et par ACV (de l’ordre de 600 à 700 L/kg de viande produite dans les conditions françaises, si on prend un facteur de conversion du kg de poids vif au kg de viande égal à 2,353), alors que ces dernières, qui intègrent en particulier l’eau nécessaire pour les processus industriels liés à l’élevage, devraient conduire à des valeurs plus élevées. La communauté scientifique a intégré dans sa majorité ces nouvelles approches, mais elles ne sont pas souvent relayées par les médias. Laissez vos coordonnées et recevez chaque trimestre dans votre boîte mail le sommaire des derniers articles parus. Pour les produits agricoles, elle s’arrête souvent, comme l’empreinte eau WFN, à la sortie de la ferme, mais va plus en aval pour les produits transformés (produits laitiers, charcuterie, cuir, …) et peut englober la commercialisation, la consommation et la mise en déchet du produit. Il montre aussi la complexité des calculs de la consommation d’eau. La majeure partie de l’eau est évaporée par le sol ou les océans et rejoint l’atmosphère (Figure 1) ; une partie de la vapeur d’eau est transportée des océans en direction des terres, mais la pluie ne tombe pas précisément à l’endroit où l’eau a été évaporée. Une certitude l’humanité mange de plus en plus de viande. Cette différence, qui ne prend probablement pas en compte la diversité de pratiques dans un même pays, peut s’expliquer en partie par les spécificités de ces systèmes en termes de type d’alimentation ou de gestion du pâturage. Mais cela ne signifie pas que l’élevage est la principale cause de pénurie d’eau. Selon une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc) datant de 2012, notre consommation de viande a diminué de 15 % entre 2003 et 2010. Dans le cas des ruminants, la consommation totale d’eau est de l’ordre de 5 L par kg de matière sèche ingérée, incluant l’eau contenue dans les aliments (Boudon et al., 2013). Bien sûr, la consommation moyenne cache de grandes disparités : 23 % en mangent moins de 100 g par semaine, alors que 20 % en mangent plus de 500 g par semaineL’élevage bovin en France s’organise autour de 2 filières : les troupeaux de races laitières ; les troupeaux de races à viande (ou allaitant car les femelles allaitent leurs petits).Alors que la filière viande chevaline est une petite filière (seulement 0,4% du tonnage viande échangé dans le monde), elle est la viande la plus exportée dans le monde par rapport aux volumes produits (12,9 % contre 8,6% pour les bovins, 10,5% pour les volailles, 4,5% pour les porcins et 6,8% pour les ovins) !Recevez toutes les 2 semaines notre newsletter avec nos meilleures recettes, Gaspillage et pollution de l'eau; ... L'impact de la viande sur les humains, les animaux et l'environnement ... Ils demandent des mesures énergiques pour faire baisser la production et la consommation de produits d'origine animale. L’évapotranspiration dépend principalement du climat et, à un degré moindre, du type de végétation et du type de sol, ces différents facteurs conditionnant la production de biomasse.L’empreinte eau WFN additionne les trois types d’eau de natures différentes (bleue, verte et grise) depuis la croissance des aliments à la sortie de la ferme, et n’inclut donc pas l’eau consommée dans les processus d’amont (industrie agro-alimentaires, transports), et les processus industriels d’aval, comme ceux des laiteries, des abattoirs, des ateliers de transformation de la viande, et des tanneries. L’abreuvement est donc fortement réduit quand l’animal consomme de l’herbe, cette dernière étant riche en eau, jusqu’à être quasiment nul avec l’herbe jeune au printemps, mais ce n’est pas un facteur que l’éleveur peut maîtriser, car la part d’herbe fraîche dans la ration dépend de la saison et du système d’élevage. EVALUATION DU BESOIN EN EAU POUR LA PRODUCTION DE VIANDEIII. Le Tableau 1 présente des résultats de calculs de l’empreinte de l’eau bleue du WFN et d’utilisation d’eau en l’ACV pour des viandes réalisés dans le monde, soit à partir de données globales dans différents pays (WFN), soit à partir de données précises dans différents systèmes de production ou différentes régions d’un pays (essentiellement l’ACV, par Ridoutt en Australie et Gac en France). Mais si toutes les solutions étaient mises en œuvre ensemble, il pourrait être possible de nourrir de façon durable une population en pleine croissance ». Sur l’ensemble de ces surfaces, seules 8% sont irriguées.La France possède le cheptel bovin le plus important d'Europe, avec pas moins de 25 races. Et plus de 20 % de toute l’eau consommée sur terre sert à la culture de ce même grain. Dans tous les cas, la logique va donc vers une consommation d'eau réduite. L’un des arguments les plus utilisés pour nous décourager de manger des produits animaux, viandes de bœuf ou de veau, volailles, poissons, crustacés, et même laitages et œufs, consiste à nous culpabiliser. La consommation d’eau verte, très majoritaire, est globalement proportionnelle à la surface agricole nécessaire pour l’élevage, et dépend de manière plus limitée de la nature du couvert. Le détail qui n’est pas mentionné dans les médias, c’est que la valeur de 15 415 L se décompose en 550 L d’eau bleue, 451 L d’eau grise et 14 414 L d’eau verte.